TPE Tim Burton - La Petite Fille qui Éternuait et autres histoires
Eh oui, je suis de retour...
(ceux qui me connaissent se diront : “oui, mais pour combien de temps ?”)
Voilà. Je poste, parce que étant donné que j'étions en 1ère (littéraire, siouplé) j'ai bossé sur mon TPE.
TPE ? Mais qu'est-ce-que-c'est-t-il ? T.P.E : Travaux Personnels Encadrés, et non pas Tarin de Pélican Ecclésiastique, est une épreuve du bac obligatoire, coef 2, et seules les notes supérieures à la moyenne comptent (çacécool, alors).
Le TPE se distingue de l'épreuve de bac classique et du steak de thon lambda par le fait qu'il se prépare en groupe (à 2, 3, 4...) sur tout le premier bimestre. Les élèves choisissent un sujet autour d'un thème (la nature en péril, les grandes infrastructures, l'histoire d'une principauté, ou autre joyeuseté); le sujet (défini par une problématique) peut réellement être n'importe quoi ("en quoi les semelles compensées abiment notre si joli paysage de France", "qu'est-ce-qu'une bouche d'égout", "comment retrouver l'histoire oubliée du Varandkomodostan").
Pour illustrer le fait que ça peut vraiment être n'importe nawak, notre groupe (composé de mesdemoiselles Julie, Pauline ainsi que de ma pomme) a eu (plus ou moins) l'idée (si l'on peut dire) de (pas un peu fini avec ces disgressions parenthèsoïdales ?!) L'IDÉE donc de choisir le thème
"rupture et continuité dans l'uvre d'un artiste"
avec pour sujet
"en quoi Tim Burton inscrit-il son univers poétique dans une critique de l'Amérique moderne".
Ça claque, hein ?
En plus on sent la présence de la littérature et de l'histoire-géo, matières dont l'occurence est obligatoire dans nos TPE, et c'est chouette, passque comme ça on aura une bonne note, foilà, yipee.
Un TPE moyen s'articule autour d'une synthèse personnelle (par élève), d'une production et d'une soutenance orale.
La synthèse personnelle permet d'avoir un compte-rendu du déroulement des séances de TPE, et de savoir comment on a choisi et illustré le sujet, et en quoi ça a été pour nous une expérience enrichissante, et tout ça.
La soutenance orale se déroule après avoir tout rendu, et alors là on est confrontés à un jury composé d'une horde de profs (c'est-à-dire deux) qui vous regardent avec sagacité et acharnement dans les yeux, bloc-note et stylo dans les mains. Vous êtes là, debout à réciter votre partie (sans regarder la feuille, si possible) tandis que les profs discutent (c'est irritant) et que vos camarades se cachent les yeux d'une main tremblante et honteuse, et tout ça.
La production, enfin, est la partie la plus intéressante du TPE (moi, personnellement, je trouve) et peut, là encore, être absolument n'importe quoi. Il suffit que ce soit votre groupe qui l'aie fait. En tout cas, ça doit illustrer la problématique, et toute cette sorte de choses. Cela peut être une vidéo, une pièce de théâtre, un faux journal, un texte, un CD... Nous, on a choisi de faire un recueil de poésies (je vous avais prévenu, ça peut être n'importe quoi). Mais alors, attention, concept.
Notre production (dont vous pouvez voir un extrait ci-dessous) est un recueil de poésies, donc, ce qui peut sembler curieux et incongru, ou inversement, si l'on sait que Tim Burton (ce gars-là est un génie) est un réalisateur de films ("L'étrange Noël de Mr. Jack", "Charlie et la Chocolaterie", "Sleepy Hollow", c'est lui). Oui, mais ! En 1997 parait La Triste Fin du Petit Enfant-Huître et autres histoires (en VO The Melancholy Death of the Oyster-Boy), recueil de poésies écrites et illustrées par Tim Burton (ce type-là est un génie). Ces courtes poésies racontent l'histoire, et éventuellement la mort, d'enfants bizarroïdes et macabres. Exemple : Char Boy, l'enfant-charbon, mène une vie tranquille jusqu'au jour où il est pris pour un tas de cendres et balayé dans la rue. Ou bien encore l'enfant Tête-de-Brie, qui s'accorde bien avec un bon Chardonnay. Le ton, et le style, dans le texte (la VF est minablissime, lisez la version bilingue) comme dans le dessin, sont acerbes, satyriques, et tout ça, et n'épargnent ni les pauv nenfants, ni les adultes dont l'hypocrisie occupe plus d'une page.
Nous avons donc décidé de faire un peu pareil, en faisant notre propre recueil de poésies - mais ATTENTION ! Le but nétait en aucun cas de plagier. Nous voulions montrer par le biais de cette production que nous avions compris certains aspects de l'univers de Tim Burton (ce mec-là est un génie) et que nous avions alors pû les retranscrire à travers notre sensibilité (schöne phrase, non ?).
Voici donc la poésie d'ouverture de notre recueil.
Texte : nous, dessins : je avec Photoshop.
les couleurs sont un peu dénaturées par la compression...




Voilà, c'est tout pour aujourd'hui...
dimanche 05 mars 2006 à 23h30
par Orteil