Le Questionnaire dont VOUS êtes le Héros
Le vent siffle dans les steppes grises et bleutées. Un rayon doré coupe une mer de nuages vibrante, et frappe la large lande où poussent les ronces et la bruyère cendrée. Vous humez l’air d’une narine experte : votre voyage touche bientôt à sa fin.
Vous marchez, d’un pas rude, à travers la plaine, et vous vous retrouvez bientôt au pied d’une haute colline. En quelques minutes vous arrivez au sommet ; vous êtes sur une falaise qui surplombe une petite vallée, bordée de crêtes montagneuses. En regardant en bas et en plissant les yeux, vous distinguez, à travers la brume, un petit hameau aux maisons noires et cossues. Alors que la brise souffle plus fort quelques nuages disparaissent, et dévoilent une immense structure un château énorme et sombre qui domine le village de toute son imposante carcasse. Tandis que le soir avance et que la nuit s’élève, le lugubre manoir semble prendre un tour translucide lorsque la Lune monte derrière les quatre donjons gothiques. Et la grande forteresse semble tout à fait régner sur les maisons éparpillées à ses pieds.
Vous détachez votre regard de ce spectacle oppressant pour vous concentrer sur la ville. Des bougies luisent un peu partout derrière les fenêtres, vous décidez de descendre vers les habitations.
Vous vous avancez vers le comptoir
Si vous désirez demander au tavernier des informations sur cette étrange bourgade, allez en 96. Si vous préférez commander à boire, allez en 52. Sinon, rendez-vous en 111.
2. Le fond de l’air est frais.
3. Euh... ici !
4.
5.
6.
7.
52. Vous prenez votre voix la plus bourrue : "Tenancier, la carte des cocktails !" Le barman, chauve et moustachu, essuie avec son torchon crasseux deux verres déjà fort crasseux au départ, et en pose un devant vous. "Alors ? Qu'est-qu'c'est-y qu'j'vous sert ?" Il prend trois récipients derrière lui et les pose sur le comptoir. L'un est une grosse bombonne verte assez opaque remplie à moitié d'un liquide sombre, probablement du vin. Le deuxième est un tonneau qu'il ouvre devant vous, et d'où s'exhalent des vapeurs de bière. Le troisième est une bouteille fine et haute, fermée d'un bouchon en verre orné de cailloux noirs; elle semble emplie d'un liquide rouge sang, qui fume en dessinant des volutes vaporeuses dans les profondeurs de la bouteille. "Alors, boudiou, vous avez du p'tit Nouillard (il désigne la bombonne) et pis vous avez d'la Birbine (il montre le tonneau de bière). Et puis... hé hé ! Vous avez aussi d'l'Agonie Rosée."
Vous commandez :
"J'vais prendre le p'tit Nouillard !" allez en 41.
"Une chope de Birbine !" allez en 70.
"Un verre de votre Agonie Rosée, bien tassée !" allez en 80.
85. Vous posez vos coudes sur le comptoir. Pour demander la carte des boissons au tenancier, allez en 52. Pour quitter le comptoir, allez en 27.
96. Vous demandez au barman ce qui se trame ici. C'est un gros bonhomme moustachu, chauve, avec un tablier crasseux. Il vous regarde un moment puis vous dit : "Parbleu, qu'est-qu'c'est-y qu'on a mérité ça, nous aut' ? C'est la faut' au Comte du grand château tout noir, y nous presse comme des citrons !"
Votre sourcil se lève, et l'autre aussi.
"Pressés comme des citrons ?" allez en 21.
"Le Comte du grand château ?" allez en 150.
111. Un homme au comptoir, à votre droite, se tourne lentement face à vous. Il porte un chapeau et une grande cape noirs. Il vous fixe un moment, puis vous dit : "Pensez-vous que les cow-boys ont plus le droit de porter des chapeaux que les lamas ?"
Après avoir répondu, allez en 85.
vendredi 21 avril 2006 à 18h00
par Orteil